Déclaration CGT CSE Central
- 15 déc. 2025
- 3 min de lecture

Trouvez ci-dessous la déclaration préalable de notre organisation syndicale CGT lue au Comité Social et Economique Central du 10 Décembre 2025 .
Le rapport SECAFI 2025, que nous avons étudié, confirme une chose essentielle : SPIE CityNetworks traverse une crise sociale profonde, que la direction refuse de regarder en face.
1. Une dégradation massive de l’emploi dans toutes les DO
Les chiffres sont sans ambiguïté :
chute des recrutements CDI, parfois jusqu’à 0 embauche dans certains secteurs ; taux de sorties anormalement élevés, pouvant atteindre 40 %, 50 % ou 60 % selon les départements ; plus de licenciements, plus de ruptures conventionnelles, plus de salariés poussés vers la sortie ; des alternants non transformés en CDI malgré les besoins opérationnels ; des départements où les effectifs fondent, où les ouvriers et ETAM absorbent tout le surplus de charge.
C’est une politique sociale dangereuse, qui met en péril les métiers, les savoir-faire et la qualité de service.
Et tout cela au moment même où la direction affirme publiquement :
« Nous recrutons, nous stabilisons, nous investissons dans nos équipes. »
FAUX. Les chiffres du rapport le démontrent : l’emploi se dégrade.
2. Sous-traitance et intérim : toujours plus de précaires, toujours moins de CDI
Le rapport l’indique clairement : L’intérim représente jusqu’à 11 % des effectifs.
La sous-traitance explose dans plusieurs activités, atteignant parfois des niveaux supérieurs à 100 % du volume.
Pendant ce temps, les équipes internes manquent de bras, les chantiers s’empilent, la qualité se dégrade, et les salariés sont pressurisés.
La direction nous parle de “flexibilité”.
La CGT parle de démantèlement progressif de l'emploi interne.
3. Accidentologie : des chiffres toujours élevés malgré quelques progrès
Le rapport reconnaît une amélioration, mais note encore : un niveau d’accidents trop important,
des risques majeurs toujours présents, une prévention freinée par la baisse d’effectifs.
Quand on supprime des postes, quand on augmente la charge, on augmente mécaniquement les risques d’accidents.
C’est exactement ce que vivent les équipes.
4. Réorganisations permanentes : stress, instabilité, perte de repères
Fusions, changements de périmètres, réaffectations de DO, absorptions de filiales…
Les salariés subissent une instabilité permanente, sans anticipation, sans formation adaptée, sans accompagnement humain et surtout sans informations dans leurs instances représentatives.
La conséquence : perte de sens, montée du stress, départs volontaires, départs forcés.
5. Et au milieu de tout ça… la direction refuse d’écouter sur les salaires
C’est là que le mépris devient insupportable.
Les NAO viennent de se terminer sur : des miettes, zéro rattrapage réel de l’inflation, pas de perspective d'évolution pour les métiers techniques, une politique salariale qui stigmatise les ouvriers et les ETAM, un refus systématique des propositions syndicales, des primes aléatoires en guise de reconnaissance.
Pendant ce temps :
les résultats du Groupe SPIE sont excellents, la marge opérationnelle augmente, les actionnaires sont choyés.
Les salariés, eux, obtiennent : rien.
La direction a fait la sourde oreille. Elle a refusé d’entendre la CGT.
Elle a méprisé les alertes du terrain.
C’est un manque de considération profond. C’est une provocation sociale.
La CGT dénonce :
Le mépris salarial, encore plus visible après les NAO.
La dissimulation des problèmes d’emploi, pourtant flagrants dans le rapport SECAFI.
Le recours massif aux précaires au détriment des CDI.
La perte de compétences organisée par la politique RH actuelle.
Les accidents de travail liés à la surcharge et au sous-effectif.
Les réorganisations sans accompagnement ni respect du personnel.
La CGT revendique :
1. Un plan de stabilisation immédiat de l'emploi
- Embauches CDI par DO, selon les besoins réels.
- Stop aux licenciements déguisés.
- Maintien de tous les postes opérationnels.
2. Une revalorisation salariale urgente
Rattrapage de l’inflation non compensée.
Revalorisation des métiers techniques.
Reconnaissance réelle de l’ancienneté et des qualifications.
Fin des discriminations entre DO.
3. Un plan Alternants → CDI
Parce que former des jeunes pour les laisser partir est un non-sens.
4. Réduction massive de la sous-traitance
Le coeur de métier doit revenir aux salariés de SPIE, pas aux prestataires.
5. Un plan Sécurité renforcé
Avec des moyens humains et matériels à la hauteur des risques réels.
En conclusion :
Le rapport SECAFI a exposé noir sur blanc ce que vivent les salariés.
Les NAO ont confirmé que la direction n’écoute plus personne.
La CGT refuse que SPIE CityNetworks continue dans cette voie.
Fin de la déclaration.
Pour le syndicat CGT Spie CityNetworks
A annexer au Procès-verbal de la réunion ordinaire CSEC Spie CityNetworks de ce jour




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